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Soo Bahk Do - White tigers
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Hwa Sun Hyung - Par Steven Diaz -
Dim 30 Nov - 19:08 par Robert.dequinze
Traduction de l'article de Sa Bom Nim Steven Diaz dont l'original est parut sur le site de la Fédération Mondiale de Soo Bahk Do Moo Duk Kwan

L’art du Soo Bahk Do est riche en information culturelle et historique relative au développement philosophique de son programme d’enseignement. Au centre de ce programme, culmine le développement et le soutient de son histoire unique par la pratique des Hyung, ou Formes. Riche d'une histoire qui s’étend sur plus de deux mille années, l’art s’est perpétué de génération en génération par l’ensemble des informations contenues dans un échantillonnage de mouvements qui décrivent, cultivent et expriment les intentions du créateur au travers des pratiquants.

Cet essai se concentrera sur Hwa Sun Huyng, une Hyung pour pratiquant senior qui dépeint de façon unique l’essence des techniques du Soo Bahk Do, la philosophie des Hwarang et l’influence du soleil chez les pratiquants de la Corée ancienne. L’objectif ultime vise à mettre la Forme en valeur comme lorsqu'on gravit un sommet ou lors d'un couronnement, pour lui conférer le statut de vitrine incarnant l’art, la science et la philosophie.

Les références historiques écrites de Hwa Sun Hyung se retrouvent dans le Moo Yei Do Bo Tong Ji ou manuel d’entraînement d’art martial ; Ce manuel du 17ième siècle ont été traduits par le fondateur du Moo Duk Kwan, le Grand-maître Hwang Kee, après avoir découvert son existence à la bibliothèque de l’université de Séoul en 1957. Dans la section Kwon Bup, (première méthode), de nombreuses Huyng et techniques sont décrites selon les analogies dans leur apparence comme des méthodes et des techniques individuelles.

Le fondateur a contribué à cette littérature en les traduisant en séries de mouvements. Ces méthodes ont été influencées par ce qu’il décrit en tant que Sip Sam Seh (méthode des 13 influences). Chacune de ces méthodes correspond à la mise en évidence technique d’une action destinée à cultiver un potentiel spécifique propre à l’art martial. Hwa Sun Hyung a également été influencée par le soleil dans Seon (ci-dessous). Le nom se traduit comme « Hyung du sorcier de la montagne ». Une importante influence directrice pour ces techniques a été le Hwarang. Le Hwarang (signifiant main fleurie) était un groupe constitué d’une élite de jeunes hommes sous Silla, un ancien royaume de Corée qui a subsisté jusqu’au 10ième siècle. Il existait des institutions éducatives ainsi que des clubs sociaux dans lesquels les membres se réunissaient pour toutes sortes d’études, orientée à l’origine dans les arts et la culture du Bouddhisme et du Taoïsme. « Hwarang » est le plus souvent traduit par « Chevaliers fleuris » ou « Jeunesse fleurie ». Hwa est le caractère sino-coréen (hanja) pour « fleur » ou l’action de fleurir. Rang signifie « homme », parfois utilisé comme suffixe dans les titres Silla officiels. Le terme « Hwarang » ne signifie pas littéralement « jeune » ou « garçon ». Le « Samguk Yusa » différentie un homme d’une femme Hwarang par la modification du second caractère.

Dans le Samguk Yusa les chefs Hwarang étaient parfois référencés en tant que gukseon 國仙 ( « etat immortel » ou « état Sylphide »). Le caractère 仙 signifie lourd dans le langage Taoïste, qui dénote un être immortel et transcendant habitant dans les montagnes. Seon pourrait être une translittération d’un nom purement coréen signifiant homme. Avec la consolidation et l’expansion de Silla et la résurgence des rivalités militaires entre les trois royaumes au 6ième siècle, la court Silla à porté d’avantage d’intérêt aux Hwarang. Les groupes Hwarang étaient généralement conduits par de jeunes aristocrates, et l’Etat a détaché un haut dignitaire pour superviser l’organisation.

Les Hwarang ont été fortement influencés par le Bouddhisme, le Confucianisme et le Taoïsme. Une personnalité chinoise témoignait : « Ils (Silla) choisissent les fils fidèles de nobles familles et les couvrent de cosmétiques et de vêtements fins et les appellent Hwarang. Les gens les respectaient et les servaient. ». Ce qui suit est une brève histoire du Moo yei Do Bo Tong Ji et la relation au Soo Bahk Do :
On suppose que les guerriers de la Dynastie Silla (de – 57 à 668) apprirent le Subak des armées Goguryo avoisinantes lorsque furent appelées en renfort contre l’invasion de pirates japonais. La pratique du Subak devînt une part de l’entraînement des guerriers Hwarang de Silla, ce qui contribua à l’expansion du Subak dans la péninsule coréenne. Les moines Bouddhistes, qui ajoutèrent davantage d’aspect spirituel ç l’art, ont souvent enseigné aux guerriers Hwarang. Leur plus grande contribution au développement des arts martiaux coréens fût probablement d’avoir ajouté la dimension spirituelle aux pratiques d’entraînements, ce qui manquait naguère aux arts martiaux coréens. Les combats à main nue apparaissent comme ayant joué un rôle mineur ; l’accent se porte en majorité sur le combat armé. Ce n’est que récemment le combat à main nue a gagné plus en popularité que le combat armé. L’influence Bouddhiste sur les guerriers Hwarang est notablement apparue aux environ de 600 av J-C, lorsque le code de moral « Sae Sok O-Gye (세속오계, écrits par Won Kwang (원광, 圓光), consistant en cinq règles furent documenté : 사군이충/ 事君以忠 – Loyauté à son roi. 사친이효/ 事親以孝 – Respect de ses parents. 교우이신 / 交友以信 – Fidélité à ses amis. 임전무퇴/ 臨戰無退 – Courage dans la bataille. 살생유택 / 殺生有擇 – Justice in tuant.

Le développement du Subak s’est perpétué également durant la Dynastie Goryeo (935-1392). Les écrits Goryeo qui font référence aux arts martiaux inclus toujours des passages relatifs au Subak. Le gouvernement Goryeo, pourtant, avait mis hors la loi les pratiques du Subak par des civiles car les gens avaient l’habitude de parier sur les jeux du Subak. Le Subak s’est divisé en deux arts martiaux distincts, taekgyeon (택견) and yusul(유술) probablement au cours des dernières années de la Dynastie Goryeo ou à l’aube de la Dynastie Choson. Nous pensons que de nombreuses techniques se sont perdues avec le temps. Des extraits et des livres de la Dynastie Choson font souvent référence au taekgyeon, et les acteurs de taekgyeon sont décrits sur plusieurs peintures datant de cette période.

La peinture la plus connue est probablement la Daegwaedo (Hangul: 대괘도 , Hanja: 大快圖), créée in 1846 by Hyesan Yu Suk (혜산유숙, 1827-1873), qui montre des hommes qui combattent dans les deux disciplines Ssireum(씨름) et Taekgyeon. Pendant la guère Imjin (1592-1598), les armées coréennes ont repoussé une invasion des armées japonaise. Les japonais ont importés des armes en provenance du Portugal et voulaient conquérir le continent. Avec l’aide des Chinois, les coréens ont repoussé les envahisseurs, mais au prix de lourdes pertes en hommes et en héritage culturel. Ce fût également pendant la guère que les fameux bateaux-tortues (Geobukseon, 거북선) ont été utilisés par l’Amiral Yi Sun-sin. Ces bateaux étaient recouverts d’une cuirasse de métal, très similaire à la carapace de la tortue, qui pouvait résisté aux attaques armées des japonais. En 1953, la Corée reçu l’aide de la Chine pour regagner Pyongyang.

Durant l’une des batailles, les Coréens ont entendus parlé d’un manuel d’art martial intitulé Ji Xiao Xin Shu (Hangul: 기효신서, Hanja: 紀效新書), rédigé par le stratège militaire chinois Qi Jiguang.
Le roi Seonjo (1567-1608) s’est personnellement intéressé a ce livre, et ordonné à sa court de l’étudier. C’est ce qui mena à la création du Muyejebo (무예제보, Hanja: 武藝諸譜) en 1599 by Han Gyo, qui avait étudié l’utilisation de plusieurs armes avec l’armée Chinoise. Très vite, ce livre fût mis à jour en Muyejebo Seokjib et en 1759, le livre fût mis à jour et publié au Muyesinbo(Hangul: 무예신보, Hanja: 武藝新譜).

En 1790, les deux livres constituaient la base, avec d’autres livres d’arts martiaux Coréen, Chinois et Japonais, du richement illustré Moo Yei Do Bo Tong Ji (Hangul: 무예도보통지, Hanja: 武藝圖譜通志). Le livre ne se réfère pas au taekgyeon, mais montre les influences des arts martiaux Chinois et Japonais. Il traite principalement d’art martial armé comme le combat de sabre, le combat au double sabre, le combat à la lance, etc. Le chapitre qui traite d’un style de combat à main nue appelé Kwon Bup (« méthode du poing » un nom générique pour le combat à main nue ; le mot est la prononciation Coréenne de quanfa) montre des techniques qui ressemblent au combat Chinois – complètement différent du Taekgyeon. Selon le Moo Yei Do Bo Tong Ji, le combat à main nue devrait être appris avant le combat armé, car il constitue la base de l’apprentissage martial. Il affirme également que les styles internes sont mieux appropriés au combat que les styles externes, ceci qui est remarquable en ce sens que les Coréens n’ont jamais développé leurs propres styles internes jusqu’alors. L’intérêt pour les arts martiaux Coréens commençait à décliner durant la fin de la Dynastie Choson, sous l’influence du Néo-Confucianisme, et ce ne fût que grâce à l’intérêt du commun des mortels pour les traditions comme le Taekgyeon et au Moo Yei Do Bo Tong Ji que ces traditions ont réussi à survivre. Le nom de cet art martial dans le Mu Ye Do Bo Tong Ji est le Soo bahk ki.

La Hwa Sun Hyung, qui fût décrite dans le Moo Yei Do Bo Tong Ji, était réalisée à l’origine par deux personnes simultanément. Aujourd’hui, elle est réalisée par une seule personne. La première introduction moderne de Hwa Sun Hyung se déroula à Atlantic City, NJ en novembre 1982 au championnat international de Soo Bahk Do US par le Grand Maître Hwang Kee. Il réalisa la Forme devant une grande audience. Elle fût suivie par une présentation, 25 ans plus tard, par son fils, Kwan Jang Nim HC Hwang au festival national de Soo Bahk Do US en 2007. Ceci inaugura l’introduction officelle de cette Hyung au pratiquants 6ième Dan et supérieurs.

Cette Hyung possède de nombreuses caractéristiques propres qui doivent leur origine à l’histoire dont il a déjà été question. Chaque mouvement possède sa propre dénomination qui focalise la pratiquant sur l’objectif de l’action. Dans l’ensemble, les mouvements décrivent des actions démonstratives d’un sorcier qui n’aurait pas seulement les capacités de puiser dans ses propres énergies mais qui aurait également le pouvoir d’invoquer les puissances de la nature. Beaucoup de ces mouvements montrent les interactions entre le pratiquant et la nature. De façon spécifique, il existe de nombreux attributs et caractéristiques incluant des séquences variées de claques et de frappes de main ouverte. Elles sont réalisées en frappant sont propre corps (épaule, hanche, pied, tibia) mais aussi l’adversaire (tête). Une séquence de mouvements qui assied le pratiquant est totalement unique aux Formes du Soo Bahk Do. Si la finalité de la Hyung consistait pour ses concepteurs à véhiculer l’expression du Soleil, des Hwarang et des éléments du Sip Sam Seh, la Forme révèle précisément la capture de ces trois saveurs.

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